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Mercredi 15 août 2007 3 15 /08 /Août /2007 00:17

Le député Pierre Moscovici souhaite que la commission parlementaire chargée d'enquêter sur les négociations avec la Libye puisse entendre l'épouse du président.

Cécilia Sarkozy et la commissaire européenne aux Relations extérieures, Benita Ferrero-Waldner (à gauche), à l'aéroport de Sofia, lors de la libération des cinq infirmières bulgares et du médecin palestinien

 

Cécilia Sarkozy et la commissaire européenne aux Relations extérieures, Benita Ferrero-Waldner (à gauche), à l'aéroport de Sofia, lors de la libération des cinq infirmières bulgares et du médecin palestinien

(c) Reuters

 

Pressenti pour prendre la présidence de la commission parlementaire qui enquête sur l’affaire des soignants bulgares, le député PS Pierre Moscovici estime que la commission devra entendre Cécilia Sarkozy.
"Il paraît logique qu’elle explique son rôle à la commission d’enquête", déclare le député du Doubs dans une interview à Libération du mardi 14 août. "A partir du moment où elle a été une représentante personnelle du chef de l’Etat, et où elle a, semble-t-il, joué un rôle important dans leur libération et participé à la négociation, nous ne sommes plus dans la sphère privée, mais dans la sphère publique."

"Un personnage public de premier plan"

Et le député de poursuivre : "Dès lors que Mme Sarkozy joue un rôle officiel, on doit pleinement entrer dans le champ de la démocratie et du contrôle démocratique. (…) Nous ne sommes pas en monarchie, mais en République. C’est indispensable d’être transparent et de rendre compte au peuple à travers ses représentants."
Pierre Moscovici prône la souplesse et se déclare hostile à la définition d'un statut de première dame de France. Cécilia Sarkozy "doit être respectée dans sa personne et sa fonction", indique-t-il "Mais quand elle joue un rôle public, chaque fois qu’elle devient ou deviendra émissaire du chef de l’Etat en tant que tel, elle doit, comme tout représentant officiel, rendre des comptes."

Jouer le rôle démocratique du Parlement

Jean Glavany partage cet avis. "Si on veut savoir quel est le prix payé, savoir ce qui s'est vraiment passé entre la France et la Libye, si on veut découvrir le secret de cette diplomatie qu'on cache à tout le monde, si on veut jouer le rôle démocratique du Parlement, il va falloir qu'on interroge Mme Sarkozy et M. Guéant, le secrétaire général de l'Elysée", a déclaré le député PS des Hautes-Pyrénées.
A l'inverse, André Santini (Nouveau centre), secrétaire d'Etat chargé de la fonction publique, a estimé sur RTL qu'"aujourd'hui les femmes partenaires de politiques ont un rôle tout à fait différent de celui tante Yvonne (de Gaulle) ou de Claude Pompidou". Selon lui, "Moscovici, qui vit comme tous les socialistes dans le siècle précédent, n'a pas encore actualisé ses neurones".

Kouchner "pas vraiment dans le coup"

Les commissions des affaires étrangères de l'Assemblée et du Sénat ont entendu le ministre des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, début août mais "nous avons vite compris qu'il n'était pas vraiment dans le coup, que ce n'était pas vraiment lui qui avait été chargé de l'affaire et qu'il n'était pas au courant de tout ce qui s'était discuté et tramé", a ajouté Jean Glavany.
Après ces échanges avec le ministre, le PS a déposé le 8 août une résolution réclamant formellement la création d'une commission d'enquête, à laquelle Nicolas Sarkozy et le Premier ministre, François Fillon, se sont déclarés favorables.
La mise en place de cette commission ne devrait cependant intervenir qu'en octobre, à moins que Nicolas Sarkozy n'en décide autrement.

Contreparties

Les socialistes veulent notamment savoir si des contreparties ont été accordées aux Libyens, notamment dans les domaines du nucléaire et de l'armement.
Plusieurs accords ont été signés entre les deux pays lors de la visite de Nicolas Sarkozy en Libye au lendemain de la libération des infirmières. L'un d'entre eux pourrait déboucher sur la fourniture d'un réacteur nucléaire destiné, selon l'Elysée, à alimenter une station de dessalement d'eau de mer.
Début août, le groupe d'aéronautique et de défense EADS a annoncé être sur le point de signer un contrat de missiles antichar avec la Libye et a dit qu'il discutait avec Tripoli pour lui fournir un système de communication radio sécurisée. 

Nouvel Obs
Par OLIVIER BAYONA
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Mardi 14 août 2007 2 14 /08 /Août /2007 12:44






Le secrétaire d'Etat chargé de la fonction publique, André Santini, a estimé, mardi 14 août sur RTL, que la France avait "vraisemblablement la meilleure administration du monde" et que l'ENA était "l'école que tout le monde veut copier". Mais il a estimé qu'il fallait cadrer davantage, trouvant anormal "que 24 % de la population active soit fonctionnaire. C'est le record mondial". "C'est pas normal que les fonctionnaires aujourd'hui soient mal payés, et que l'Etat soit un mauvais employeur. Il ne les choisit pas, il ne les affecte pas comme ils veulent", a continué M. Santini.

"JE T'AIME MOI NON PLUS"

Revenant sur le résultat d'un sondage IFOP pour le Journal du dimanche, affirmant que 61 % des personnes interrogées ne sont pas satisfaites du non-remplacement d'un fonctionnaire sur deux partant à la retraite, M. Santini trouve cela "très bizarre". "Dans l'opinion tout le monde gueule contre les fonctionnaires, et 75 % des jeunes n'ont qu'une envie, c'est d'être fonctionnaire. Il faut sortir de ce climat 'je t'aime moi non plus'", a-t-il asséné.

Interrogé sur son entretien avec Patrick Lozes, président du CRAN (Conseil représentatif des associations noires), qui a demandé la semaine dernière qu'il y ait plus de Noirs dans les hautes sphères de la fonction publique, M. Santini a estimé qu'"il n'a pas tort de sortir ces statistiques". Avant d'ajouter : "Je ne vois pas comment on peut distinguer les gens selon leur couleur, c'est très bizarre cette classification noire."

Le Monde

Par OLIVIER BAYONA
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Mardi 14 août 2007 2 14 /08 /Août /2007 01:30

 

La permanence départementale de l'UMP à Rochefort (Charente-Maritime) a été dégradée ce soir par un incendie d'origine criminelle qui a endommagé la façade des locaux, a-t-on appris de source policière. L'auteur des faits, "légèrement blessé", a été interpellé sur les lieux puis hospitalisé en raison de son "comportement violent", a-t-on précisé de même source, sans donner de précision sur l'individu.

 

AFP
Par OLIVIER BAYONA
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Mardi 14 août 2007 2 14 /08 /Août /2007 01:21
 
 
 
Nicolas Sarkozy lors de son footing, pendant ses vacances aux Etats-Unis.Kamm/AFP
Nicolas Sarkozy lors de son footing, pendant ses vacances aux Etats-Unis.
 
Le chef de l’Etat a formellement contredit les informations parues dans Le Parisien lundi.
 
«C’est faux, c’est faux !» C’est en ces quelques mots prononcés au cours de son footing américain, que Nicolas Sarkozy a tordu le cou aux informations du Parisien-Aujourd’hui en France, parues lundi. Non, affirme le président de la République, il n’est pas question de vendre un réacteur nucléaire de troisième génération EPR à la Libye.
 
Selon le quotidien, Tripoli, qui a signé fin juillet avec Paris un mémorandum sur le nucléaire civil prévoyant la fourniture d'un réacteur nucléaire pour dessaler l'eau de mer, souhaiterait en fait s'équiper d'un réacteur nucléaire de troisième génération EPR, le réacteur le plus puissant au monde.
 
"Le temps des discussions politiques"
 
Dans le journal, c’est un responsable du Commissariat à l'énergie atomique (CEA), principal actionnaire du groupe nucléaire français Areva, qui indique que le groupe français "a été sollicité (par la Libye) pour présenter l'EPR".
 
Dans un premier temps, Areva avait refusé de confirmer l’information. Avant d’affirmer à Reuters qu’ «aucune négociation n’a été engagée avec la Libye sur telle ou telle technologie». Selon un porte-parole d’Areva, «nous sommes dans le temps des discussions politiques, qui incombent aux diplomates. Ce n'est pas le temps de l'industrie ou du commercial». 

Le Figaro
Par OLIVIER BAYONA
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Lundi 13 août 2007 1 13 /08 /Août /2007 11:30

Le président français et le couple présidentiel américain au moment de se séparer après le déjeuner, samedi 11 août, à Kennebunkport. | REUTERS/JASON REED



Le style de la rencontre, chaleureuse et simple, entre le président Bush et son homologue Nicolas Sarkozy marque une "nouvelle ère" dans les relations entre les deux pays, relevait dimanche la presse américaine qui souligne que des "frites de la liberté" n'ont pas été servies au pique-nique.

 

En mars 2003, en représailles à la position française contre la guerre en Irak, des parlementaires américains avaient fait bannir des cafétérias du Congrès l'appellation "French Fries" (communément utilisée pour désigner les frites) pour les remplacer par "Freedom Fries" (frites de la liberté).

"Recevoir (samedi) le président français, qui vient d'être élu, à la résidence familiale des Bush pour un déjeuner privé - un événement informel rare loin des formalités diplomatiques d'usage - a symbolisé une nouvelle ère dans les relations franco-américaines", estime le Washington Post.

"Loin de lui servir des 'frites de la liberté', M. Sarkozy (...) a reçu un accueil chaleureux habituellement réservé aux Britanniques", poursuit le journal de la capitale.

"Le président Bush, connu dans le passé pour la froideur manifestée à l'égard des Français, était pour ainsi dire rayonnant quand il a accueilli M. Sarkozy dans la maison familiale de ses parents", à Kennebunkport (Maine, nord-est).

M. Sarkozy "est, semble-t-il, le type de Français qu'il aime : énergique, un type suffisamment sûr de lui pour braver l'opinion publique française et passer ses vacances en Amérique", ajoute le Post.

"Le président Bush a accueilli son homologue français, Nicolas Sarkozy, avec une chaleureuse tape sur l'épaule" et il n'y avait pas de "toute évidence des Freedom Fries", écrit de son côté le New York Times.

Le déjeuner "était beaucoup plus l'occasion de créer des liens que de traiter d'affaires étrangères", poursuit le Times.

"Solennel et vêtu d'une espèce de costume d'homme d'affaires, (le Premier ministre britannique Gordon) Brown semblait décidé à marquer les différences entre lui et l'administration Bush", lorsqu'il avait rencontré M. Bush fin juillet dans la résidence présidentielle de Camp David (Maryland, est), écrit le Los Angeles Times.

"Sarkozy n'a pas manifesté samedi cette réserve en dépit d'un pique-nique qui pourrait heurté le palais français : des hot-dogs, des hamburgers, des épis de maïs, des haricots et une tourte aux myrtilles", ajoute le LA Times.

L'absence de Cécilia Sarkozy, qui s'est décommandée parce qu'elle était souffrante, a été évoquée mais sans commentaire par la presse américaine.

Le Monde

Par OLIVIER BAYONA
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Lundi 13 août 2007 1 13 /08 /Août /2007 11:27

Le dirigeant libyen Mouammar Kadhafi. Plus quun simple réacteur nucléaire, la Libye convoite la technologie de troisième génération EPR et le groupe français Areva a été sollicité pour la présenter à Tripoli, écrit Le Parisien. /Photo prise le 2 mars 2007/REUTERS/Louafi Larbi
Le dirigeant libyen Mouammar Kadhafi. Plus qu'un simple réacteur nucléaire, la Libye convoite la technologie de troisième génération EPR et le groupe français Areva a été sollicité pour la présenter à Tripoli.

PARIS (Reuters) - Plus qu'un simple réacteur nucléaire, la Libye convoite la technologie de troisième génération EPR et le groupe français Areva a été sollicité pour la présenter à Tripoli, écrit Le Parisien.

Le quotidien précise que ces informations lui ont été confirmées par un porte-parole du Commissariat à l'énergie atomique (CEA).

Fin juillet, au lendemain de la libération des infirmières et du médecin palestinien prisonniers depuis plus de huit ans en Libye, la France a signé un accord de coopération dans le domaine du nucléaire civil avec le dirigeant libyen Mouammar Kadhafi.

Il prévoit le couplage d'un réacteur à une usine de dessalement de l'eau de mer. Mais selon Le Parisien, Tripoli viserait en réalité l'EPR.

Areva a été "brusquement sollicitée fin juin pour présenter la gamme de ses produits aux Libyens", précise le journal pour qui la chronologie des faits, du printemps à la libération des six Bulgares, est "troublante".

TROIS MILLIARDS D'EUROS

Des "discussions préliminaires" ont été ouvertes, les autorités libyennes ayant "marqué leur intérêt pour l'EPR", selon une source chez Areva citée par le journal.

"Une première étude devra d'ailleurs être menée sur la capacité du système électrique libyen à accueillir un tel réacteur, ce qui en tout état de cause ne pourra pas être possible avant dix ou quinze ans", explique Philippe Delaune, adjoint au directeur adjoint des affaires internationales du CEA, maison-mère d'Areva.

Une centrale EPR représente un coût total de trois milliards d'euros environ. "Un nouveau contrat n'est jamais à négliger. D'autant que la Libye recèle des stocks et des réserves d'uranium que lorgne le géant français du nucléaire", souligne Le Parisien.

Le groupe français construit actuellement avec Siemens son premier réacteur EPR en Finlande, un projet marqué par de nombreux retards. Selon La Tribune, les derniers retards se traduiraient par une nouvelle perte de 500 à 700 millions d'euros.

Areva a également signé un protocole d'accord portant sur la fourniture de deux centrales EPR à la Chine, qui doit encore être formalisé.

En France, la mise en service d'un réacteur de troisième génération, à Flamanville (Manche), est prévue pour 2012.

Le Parisien

 

Par OLIVIER BAYONA
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Dimanche 12 août 2007 7 12 /08 /Août /2007 15:04

Ils sont 36% à se dire "plutôt pas satisfaits" du style de présidence de Nicolas Sarkozy, trois mois après son investiture.

Nicolas Sarkozy, lors de son investiture le 16 mai dernier. (AP)

Nicolas Sarkozy, lors de son investiture le 16 mai dernier. (AP)

Près de trois mois après l'investiture de Nicolas Sarkozy, 64% des Français se déclarent "plutôt satisfaits" de la façon de gouverner du président de la République, selon un sondage IFOP que publie le "Journal du Dimanche" dimanche 12 août.
Ils sont 36% à se dire "plutôt pas satisfaits" du style de présidence de Nicolas Sarkozy en première ligne sur la plupart des dossiers.

La relation avec les USA divise


Par ailleurs, alors que Nicolas Sarkozy et son homologue américain George W. Bush déjeunaient samedi dans la résidence familiale des Bush dans le Maine, 40% des sondés disent vouloir que les relations entre la France et les Etats-Unis "restent comme elles sont actuellement". En revanche, 33% souhaitent qu'elles se resserrent et 26% veulent au contraire que Paris "prenne davantage de distance" avec Washington.

La réforme des emprunts immobiliers la plus populaire


Parmi les mesures prises par le nouveau gouvernement, celle qui suscite le plus de satisfaction est la possibilité de déduire de ses impôts une partie des intérêts d'emprunts immobiliers (87% des sondés se disent plutôt satisfaits), devant l'instauration de peines plancher pour les récidivistes (84%). La loi sur le service minimum dans les transports arrive en quatrième (72%) alors que 61% des sondés se disent "plutôt pas satisfaits" de l'annonce du non-remplacement de 22.000 fonctionnaires partant à la retraite.

Sondage réalisé par l'IFOP les 9 et 10 août auprès d'un échantillon de 955 personnes représentatif de la population âgée de 18 ans et plus, constitué selon la méthode des quotas. 
Nouvel Obs
Par OLIVIER BAYONA
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Dimanche 12 août 2007 7 12 /08 /Août /2007 14:59

 Brice Hortefeux accorde un titre de séjour aux parents d'Ivan
 Brice Hortefeux accorde un titre de séjour aux parents d'Ivan

 

 

Brice Hortefeux a décidé samedi d'accorder une autorisation de séjour de six mois aux parents de l'enfant de 12 ans grièvement blessé jeudi, lors d'une chute à Amiens (Somme) en tentant de fuir la police.

Ce document sera délivré "à titre humanitaire pour permettre aux parents d'Ivan de séjourner légalement en France à ses côtés alors qu'il reste hospitalisé", précise le ministre de l'Immigration, de l'Intégration et de l'Identité nationale.

Il souligne dans un communiqué que la Commission de recours des réfugiés a jugé en septembre 2006 que André Dembsky et Natalia Aboueva, arrivés en France en 2004, n'étaient pas des réfugiés politiques. En outre, une nouvelle demande a été rejetée en mars 2007.

Le Réseau éducation sans frontières (RESF) a appelé de son côté à l'arrêt des expulsions des sans-papiers après le drame d'Amiens.

"C'est un enfant, il a douze ans, il est entre la vie et la mort à Amiens. Il aurait pu être Chinois, être plus âgé, et le drame aurait pu avoir lieu à Dôle, Lyon, Lille ou n'importe où en France. Ce n'est pas un accident. C'est l'effet direct et inéluctable de la politique imposée aux préfectures et aux policiers par le gouvernement", écrit-il sur son site internet.

Dans ce texte, l'association estime que les services de police sont soumis à des quotas (125.000 interpellations exigées en 2007 et 25.000 expulsions) et que la brutalité policière monte d'un cran durant l'été en raison des vacances scolaires.

MARCHE SILENCIEUSE

"Le ministère compte aujourd'hui sur la fermeture des écoles pour rattraper son retard en 'faisant du chiffre.' Alors, c'est la chasse, fébrile. Il faut mettre fin aux expulsions et aux pratiques des forces de police et donner à ceux qui vivent à nos côtés le droit au séjour", ajoute-t-elle.

D'autres mouvements de défense des étrangers ont également appelé à une révision de la politique d'immigration après le drame d'Amiens. Le Parti socialiste a demandé des explications au gouvernement.

Une marche silencieuse a rassemblé vendredi plusieurs dizaines de personnes dans les rues d'Amiens entre l'immeuble où habite la famille et l'hôpital où l'enfant a été admis.

Le président Nicolas Sarkozy a souhaité que toute la lumière soit faite sur la chute de cet enfant russe sans papiers, qui est tombé du 4e étage d'un immeuble.

Brice Hortefeux a démenti toute accélération des mesures visant les sans-papiers durant l'été.

"Il n'y a pas de particularisme pour le mois d'août. Il y a une politique qui n'est pas en fonction des mois, des climats, du gré des uns et des autres", a-t-il déclaré.

Libération publie cependant samedi une circulaire diffusée par la préfecture de la région Ile-de-France et demandant à la police de "traiter prioritairement" les dossiers des étrangers en situation irrégulière.

Ce document recommande aux forces de l'ordre de solliciter régulièrement les parquets afin d'obtenir "la coercition" en cas de "non-déferrement" des personnes convoquées, une méthode dénoncée par le Syndicat de la magistrature.

Le Point
Par OLIVIER BAYONA
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Samedi 11 août 2007 6 11 /08 /Août /2007 01:05

 

La France devrait payer les vacances du président de la République, ses invitations par des millionnaires affaiblissant lautorité et lindépendance de sa fonction, estime le député socialiste Arnaud Montebourg. Nicolas Sarkozy séjourne dans une luxueuse villa à Wolfeboro, dans létat américain du New Hampshire. /Photo prise le 5 août 2007/REUTERS/Neal Hamberg
La France devrait payer les vacances du président de la République, ses invitations par des millionnaires affaiblissant l'autorité et l'indépendance de sa fonction, estime le député socialiste Arnaud Montebourg. Nicolas Sarkozy séjourne dans une luxueuse villa à Wolfeboro, dans l'état américain du New Hampshire. /Photo prise le 5 août 2007/REUTERS/Neal Hamberg (c) Reuters

 La France devrait payer les vacances du président de la République, ses invitations par des millionnaires affaiblissant l'autorité et l'indépendance de sa fonction, estime le député socialiste Arnaud Montebourg.

"Un président doit se situer au-delà des groupes de pression et des intérêts privés. Ce sont des amis multimillionnaires qui lui paient ses vacances", dit l'ancien porte-parole de Ségolène Royal dans un entretien à paraître samedi dans Le Parisien.

Nicolas Sarkozy, qui séjourne dans une luxueuse villa à Wolfeboro, dans l'état américain du New Hampshire, a précisé y avoir été invité par des amis.

Selon plusieurs articles de presse, la propriété se louerait près de 22.000 euros la semaine.

"Ca ne me gênerait pas que la République paie au président des vacances même chères, pourvu que ce soit aux frais des contribuables", poursuit Arnaud Montebourg.

Selon le député de Saône-et-Loire, "un président qui a des amis richissimes est toujours porté à les remercier en faisant commerce du pouvoir qu'on lui a confié".

Après son élection à l'Elysée, Nicolas Sarkozy avait passé quelques jours à Malte à bord d'un yacht appartenant à l'homme d'affaires Vincent Bolloré.

Pour Arnaud Montebourg, "lorsqu'il va juste après son élection dans ce paradis fiscal qu'est Malte, sur le yacht battant pavillon de complaisance d'un ami milliardaire, lorsqu'il choisit pour ses première vacances les Etats-Unis, où il attend pendant trois jours le coup de fil de confirmation d'un déjeuner avec George Bush, le président affaibli l'autorité symbolique de sa fonction en donnant le sentiment d'une dépendance à l'égard de l'argent et de la puissance des autres".

"Et il froisse l'image d'indépendance que la France détient aux yeux du reste du monde", ajoute-t-il.

Nicolas Sarkozy doit déjeuner avec George Bush ce samedi dans la propriété que détient la famille du président américain à Kennebunkport, dans le Maine.

Challenges

Par OLIVIER BAYONA
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Samedi 11 août 2007 6 11 /08 /Août /2007 01:00

Le ministre de l'immigration, de l'intégration, de l'identité nationale et du codéveloppement Brice Hortefeux lors d'une visite du péage de La Turbie, jeudi 9 août, dans les Alpes-Maritimes. | AFP/ERIC ESTRADE
 
Le ministre de l'immigration, de l'intégration, de l'identité nationale et du codéveloppement Brice Hortefeux lors d'une visite du péage de La Turbie, jeudi 9 août, dans les Alpes-Maritimes.





Combien de contrôles depuis ce matin ?" interroge Brice Hortefeux au péage de la Turbie, jeudi 9 août, à l'occasion d'une rencontre avec le ministre italien de l'intérieur, Giuliano Amato, en déplacement officiel dans le département des Alpes-Maritimes. Depuis qu'il a reçu sa mission du président Nicolas Sarkozy, le ministre de l'immigration, de l'intégration, de l'identité nationale et du codéveloppement répète que "les citoyens en situation irrégulière ont vocation à être reconduits dans leur pays d'origine." "L'espace Schengen, ce n'est pas l'ouverture à tout vent aux clandestins", insiste-t-il. L'objectif est "de mieux intégrer ceux qui parlent notre langue, partagent nos valeurs et respectent les lois de la République", explique-t-il.

Et pour ce faire il faut "augmenter les contrôles". Il est donc venu, ce jeudi, observer l'efficacité de ces contrôles améliorée par la coopération franco-italienne au péage de la Turbie, où près de 80 000 véhicules passent chaque jour, et au Centre de coopération policière et douanière (CCPD) de Vintimille, "où 40 % des demandes d'information concernent l'immigration clandestine", précise la commissaire divisionnaire du CCPD, Sylvia Casanova.

 

"PACTE EUROPÉEN"

 

Soulignant le "succès" de la collaboration franco-italienne, qui s'est traduit par une forte hausse des "réadmissions" de l'autre côté de la frontière entre 2005 et 2007, le ministre français a réaffirmé sa volonté de donner une ambition européenne à la lutte contre l'immigration clandestine : "L'Europe a besoin d'un pacte européen pour l'immigration. La lutte contre l'immigration clandestine sera une priorité de la présidence française de l'Union européenne en 2008."

Les deux ministres ont affirmé avoir aujourd'hui les mêmes priorités sur l'immigration. Il faut "refuser les régularisations générales et massives et travailler ensemble contre l'immigration illégale, en renforçant notamment le dialogue avec le Maroc, la Tunisie et la Libye, ainsi que le caractère opérationnel de Frontex", précise M. Hortefeux.

L'agence européenne de surveillance des frontières a dû suspendre cet été une de ses missions dans la Méditerranée par manque de moyens, selon Frontex (Le Monde daté 5-6 août). L'opération "Nautilus II" "n'était pas prévue en août", réplique M. Hortefeux. "Le passage d'immigrés irréguliers représente des milliers de personnes, affirme Giuliano Amato. Il faut créer des systèmes plus efficaces pour lutter contre l'immigration clandestine". Le ministre italien suggère également de "travailler beaucoup plus avec la Libye". "Quelle que soit la sensibilité de nos gouvernements, nous avons formulé les mêmes constats et les mêmes objectifs", martèle M. Hortefeux. 

Le Monde

Par OLIVIER BAYONA
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